Accueil / Sécurité / Le Premier ministre Fils-Aimé était au courant de la préparation du récent massacre de Robin, selon Alfredo Antoine.

Le Premier ministre Fils-Aimé était au courant de la préparation du récent massacre de Robin, selon Alfredo Antoine.

Plusieurs dizaines de personnes ont perdu la vie lors de la dernière attaque perpétrée par la coalition criminelle « Viv Ansanm » dans la localité de Robin, située dans la section communale de Grand-Fond, à Kenscoff.

Selon l’ancien député de la commune, Alfredo Antoine, les assaillants ont utilisé les corps de certaines victimes pour ériger des barricades, dans le but d’entraver la progression des forces de l’ordre. Il affirme également que des habitants de la zone ont été contraints de rester à proximité des cadavres pour surveiller une éventuelle arrivée de la police.

Alfredo Antoine déplore l’absence d’opération d’envergure lancée par le gouvernement de transition pour neutraliser les groupes armés, malgré la gravité de la situation. Il accuse l’exécutif dirigé par Alix Didier Fils-Aimé d’avoir été informé de l’avancée de la coalition « Viv Ansanm » vers Kenscoff, sans prendre les mesures nécessaires pour empêcher cette nouvelle escalade de la violence.

L’ancien parlementaire rappelle que la localité de Robin, dans la section communale de Grand-Fond, figurait parmi les dernières zones agricoles encore exploitées par les habitants pour approvisionner les marchés de la capitale, Port-au-Prince.

Selon lui, cette attaque est la plus meurtrière depuis le début de l’occupation d’une partie de Kenscoff par la coalition criminelle. Il estime que les opérations ponctuelles menées par la Police nationale d’Haïti (PNH) sont insuffisantes et qu’elles contribuent davantage à encourager les groupes armés qu’à les affaiblir.

Sans être en mesure de fournir un bilan précis des victimes, Alfredo Antoine accuse également les autorités policières de s’en prendre à celles et ceux qui dénoncent l’envahissement de leur commune par les gangs. Il révèle par ailleurs que plusieurs opérations des forces de l’ordre contre les gangs armés à Kenscoff ont été interrompues sur instructions de hauts gradés de la PNH, qui auraient même brandi des menaces de sanctions.

Depuis plus de 19 mois, la coalition « Viv Ansanm » contrôle une grande partie de la commune de Kenscoff. Malgré les multiples appels de Masillon Jean, agent exécutif intérimaire de la commune, visant à alerter le gouvernement de transition, le haut commandement de la PNH et les Forces armées d’Haïti, aucune opération décisive n’a été menée pour reprendre le contrôle des territoires occupés.

Pendant ce temps, les habitants des différentes sections communales sous emprise des groupes armés continuent d’abandonner leurs terres agricoles et leurs foyers, fuyant la violence aveugle des criminels.

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

RTC - Radio Confiance

Réalisé par @trice

Social Icons