
L’Alliance Nationale des Forces Organisées et Solidaires pour Haïti (ANFOS) interpelle le gouvernement haïtien après le massacre perpétré à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août ayant fait une cinquantaine de morts et plusieurs dizaines d’otages. Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, l’organisation demande l’ouverture d’une enquête indépendante et crédible afin d’établir les responsabilités dans cette nouvelle tragédie.
ANFOS s’interroge notamment sur les informations dont disposaient les autorités avant l’attaque, les mesures préventives devaient être prises ainsi que l’autorité responsable du dispositif de sécurité déployé à Kenscoff.
L’organisation politique veut également savoir pourquoi les moyens de sécurité disponibles n’ont-elles pas permis de protéger efficacement la population et quelle a été la chaîne de commandement avant, pendant et après l’attaque.
Dans sa correspondance, ANFOS demande aussi des éclaircissements sur le rôle joué par la Police nationale d’Haïti (PNH), les Forces armées d’Haïti (FAd’H), la Force de Répression des Gangs (FRG) et les structures de sécurité privées. Elle questionne par ailleurs la présence éventuelle de contractants armés dans les opérations menées dans la zone.
L’organisation précise toutefois qu’elle ne formule « aucune accusation sans preuves » et réclame la publication des principales conclusions de l’enquête.
ANFOS appelle enfin le gouvernement à présenter un plan concret pour assurer la sécurité de la population de Kenscoff, durement affectée par les violences armées.
Après cette nouvelle tuerie, le gouvernement avait annoncé le déploiement de renforts et promis une riposte sécuritaire. Mais, jusqu’ici aucune action concrète n’a été menée dans le secteur concerné.









