Le gouvernement haïtien a dévoilé, mercredi 7 octobre 2026, les grandes lignes de son budget pour l’exercice 2026-2027. Évalué à 401,2 milliards de gourdes, ce budget a été présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, lors d’une conférence tenue à la Villa d’Accueil.
Cette enveloppe traduit la volonté de l’exécutif de renforcer l’action publique et d’accélérer la transformation du pays. Trois priorités majeures structurent ces orientations budgétaires : le renforcement de la sécurité, l’avancement du processus électoral et la relance de l’économie nationale.
Parmi les secteurs privilégiés figure en bonne place la Police nationale d’Haïti (PNH). Le gouvernement entend accorder une attention particulière aux forces de l’ordre afin de renforcer les capacités de l’État et de consolider la sécurité sur l’ensemble du territoire. Cette priorité s’inscrit dans un contexte où la lutte contre les groupes armés demeure un défi majeur pour les autorités.
Le secteur éducatif n’est pas en reste. Des ressources importantes seront allouées au Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). « L’éducation est un pilier essentiel dans la préparation de l’avenir d’Haïti », a souligné le ministre Collin, insistant sur le rôle stratégique de ce secteur dans le développement du pays.
Au-delà de ces deux priorités, le gouvernement veut faire de ce budget un véritable instrument de relance et d’investissement. Des projets structurants sont prévus dans plusieurs régions, notamment dans les infrastructures routières, sanitaires et scolaires du Grand Nord et du Sud. Ces investissements visent à désenclaver les zones reculées et à améliorer les conditions de vie des populations.
Selon le Ministre Serge Gabriel Collin, ces orientations budgétaires poursuivent un triple objectif : préserver les équilibres macroéconomiques, renforcer les services publics et créer un environnement favorable à l’investissement. Le gouvernement souhaite également encourager la participation du secteur privé à la relance économique, un partenaire jugé indispensable pour stimuler la croissance.
À travers ce budget, l’exécutif réaffirme sa détermination à consolider les institutions, améliorer les conditions de vie de la population et créer les conditions nécessaires à l’organisation des prochaines élections. Le processus électoral figure d’ailleurs parmi les trois priorités annoncées, signe que les autorités entendent respecter le calendrier démocratique.
Alors que le pays fait face à de multiples défis, ce budget de 401,2 milliards de gourdes se veut un instrument concret au service de la transformation nationale. Reste à savoir si les moyens annoncés seront effectivement mobilisés et exécutés dans les délais, un défi de taille dans un contexte économique particulièrement contraignant.









