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Déploiement des 300 soldats sri-lankais en Haïti

Un contingent de 300 soldats sri-lankais est arrivé à Port-au-Prince dans la nuit de mercredi à jeudi, dans le cadre du renforcement de la Force de répression des gangs (FRG). Ce déploiement, première vague d’un dispositif visant à atteindre 5 500 hommes d’ici la fin de l’année, a été salué par les autorités haïtiennes face à l’urgence sécuritaire.

Selon une source gouvernementale citée par le Nouvelliste, d’autres contingents, notamment ivoiriens, sont attendus dans les prochaines semaines, et des équipements doivent être livrés prochainement.

La FRG, qui compte désormais six pays contributeurs (Salvador, Guatemala, Jamaïque, Mongolie, Sri Lanka et Tchad), poursuit son processus de génération de force pour appuyer la Police nationale d’Haïti dans la lutte contre les gangs.

Cependant, cette arrivée suscite de vives inquiétudes parmi les organisations de défense des droits humains. Entre 2004 et 2017, les Casques bleus sri-lankais déployés en Haïti dans le cadre de la MINUSTAH avaient été accusés de multiples abus sexuels et d’exploitation, documentés par des rapports accablants de Human Rights Watch et de l’ONU.

En 2007, une enquête interne avait révélé l’implication de 114 soldats sri-lankais dans des allégations d’inconduite sexuelle, conduisant au rapatriement de tout un bataillon, mais sans poursuites judiciaires significatives.

Face à ce nouveau déploiement, des voix s’élèvent pour exiger des mécanismes de contrôle rigoureux et une transparence totale, rappelant que la « tolérance zéro » affichée par le passé n’a pas empêché les récidives.

Le représentant spécial de la FRG, Jack Christofides, a promis une « mission différente », avec un contrôle accru des contingents, mais le scepticisme reste de mise dans une société haïtienne marquée par ces cicatrices.

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