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Des regroupements politiques proposent un exécutif bicéphale pour remplacer le gouvernement Fils-Aimé, lors de discussions avec la CARICOM

Une rencontre politique d’envergure s’est tenue ce mardi 30 juin entre des représentants de la CARICOM et plusieurs acteurs de la classe politique haïtienne et du secteur religieux. L’objectif : poursuivre les consultations autour de la crise multidimensionnelle qui fragilise le pays, où l’insécurité galopante, la déliquescence des institutions et la rupture de confiance entre les pouvoirs publics et la population ont atteint un point critique, selon ce qu’ont fait savoir, dans un communiqué conjoint, le regroupement Tet Ansanm pou Ayiti, dirigé par le Pasteur Marcorel Zidor, et Tet Ansanm pou Ayiti, conduit par Me Winder Bernard. Ces derniers étaient invités à la rencontre par le Groupe Consensus sous la coordination du leader du parti « Pitit Desalin », Jean Charles Moïse.

À l’issue des échanges, les parties prenantes haïtiennes ont été unanimes : il est temps d’opérer une rupture franche avec le système de gouvernance actuel. Selon elles, l’exécutif dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé n’est plus en mesure de garantir la stabilité, la sécurité ou la légitimité indispensables à toute relance. Face à ce constat, un consensus politique s’est dégagé autour d’une proposition structurante : la mise en place d’un exécutif bicéphale de transition, indique le communiqué.

Cette architecture, qui remplacerait l’actuel gouvernement, reposerait sur deux têtes – probablement un chef d’État et un chef de gouvernement aux compétences partagées – afin d’incarner une gouvernance plus inclusive et plus efficace. L’objectif affiché est de sortir de l’impasse institutionnelle en ouvrant une phase politique fondée sur le dialogue, la restauration de l’autorité de l’État et la préparation d’élections crédibles.

Les participants ont salué la qualité des échanges, qu’ils ont qualifiés de « constructifs et stratégiques », tout en insistant sur la nécessité d’élargir la dynamique à l’ensemble des forces vives de la nation : partis politiques, organisations religieuses, société civile et diaspora.

Les acteurs présents ont convenu de se réunir à nouveau dans les prochains jours pour approfondir cette orientation commune et élaborer une feuille de route concrète. Cette démarche, ont-ils souligné, traduit une volonté claire d’engager Haïti sur la voie d’une transition refondatrice, inclusive et capable de restaurer la confiance, tant au niveau national qu’international.

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