Le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Jacques Desrosiers, a, dans un entretien accordé à Ayibo Post, dévoilé les grandes lignes du nouveau décret électoral. Parmi les mesures phares, une disposition sans appel : toute personne ciblée par des sanctions des Nations unies sera exclue des prochaines élections.
Selon Jacques Desrosiers, cette règle vise à renforcer l’intégrité du processus électoral et à garantir la crédibilité des futurs scrutins. Une décision qui, d’après l’article 52 du décret, rend inéligible toute personne faisant l’objet de sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, que ce soit pour la présidentielle, les législatives ou les municipales.
Néanmoins, les personnes sanctionnées uniquement par les États-Unis, le Canada ou d’autres pays, comme d’anciens responsables politiques, restent éligibles.
Au-delà de cette exclusion, le président du CEP a annoncé la création de centres départementaux de tabulation. L’objectif est clair : éviter le transfert systématique des bulletins vers Port-au-Prince pour réduire les délais et les risques liés au transport du matériel électoral.
Autre changement majeur, les partis politiques devront désormais justifier d’au moins 30 000 membres pour présenter des candidats. Une exigence qui pourrait redessiner le paysage politique. Le décret prévoit également une intégration accrue de la technologie pour moderniser l’organisation du scrutin.
Par ailleurs, le CEP a transmis au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé un calendrier fixant le premier tour au 13 décembre 2026, et un éventuel second tour au 21 février 2027, ont confirmé des sources proches du CEP et du gouvernement.
Pour l’instant, le calendrier reste à officialiser, et les réactions des différents acteurs politiques sont attendues dans les prochains jours.

