Une vaste opération de sécurité a été lancée tôt dans la matinée de ce mercredi dans la commune de Gressier, située à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale, Port-au-Prince. La Police Nationale d’Haïti (PNH), appuyée par la Task Force, cherche à reprendre le contrôle de plusieurs zones tombées sous l’influence de groupes armés qui y imposent leur loi depuis plusieurs mois.
De fortes détonations d’armes à feu, accompagnées du bruit d’hélicoptères et d’explosions, ont plongé plusieurs localités de la commune dans une vive tension. Des familles entières se sont terrées chez elles, tandis que d’autres prenaient la fuite vers des zones qu’elles espèrent plus sûres, selon les témoignages de plusieurs habitants.
Plusieurs unités spécialisées de la police, notamment l’UTAG, l’UDMO et le SWAT Team, participeraient activement aux interventions, dans le cadre de cette opération. Les forces de l’ordre utiliseraient des gaz lacrymogènes ainsi que des drones kamikazes pour attaquer les positions occupées par les bandits armés, selon les informations disponibles.
Pour l’instant, aucun bilan officiel n’est disponible concernant le nombre de victimes, d’arrestations ou de dégâts causés par l’opération. Les autorités n’ont pas encore communiqué de détails sur le déroulement exact des affrontements ni sur les objectifs précis visés par cette offensive.
Il reste à connaître les résultats de cette intervention. Toute l’attention est désormais tournée vers la capacité de la PNH et de la Task Force à reprendre les zones sous contrôle des groupes armés et à garantir la sécurité des habitants de Gresye, qui vivent depuis trop longtemps sous la menace constante de la violence armée.
Cette opération s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre l’insécurité qui ravage plusieurs quartiers de la capitale et de ses environs, où les autorités peinent encore à rétablir l’autorité de l’État face à des groupes lourdement armés.

