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Haïti-Élections: le CEP publie son nouveau calendrier, mais l’attente s’éternise

Le Conseil électoral provisoire (CEP) a publié officiellement le 28 octobre 2026 son calendrier électoral actualisé. Dans un communiqué, l’institution a informé la population et la presse des nouvelles échéances du processus. Désormais, le premier tour de la présidentielle, des législatives et de la ratification populaire est fixé au 18 juillet 2027, avec un second tour prévu le 4 octobre 2027. Le CEP précise que ce document découle de la promulgation du Décret électoral du 6 octobre 2026 (modifiant ceux de juin et juillet) et affirme qu’il est le fruit de vastes consultations avec les forces de sécurité, les acteurs politiques, la société civile, le secteur privé et le gouvernement.

L’organisme électoral justifie ce report par la nécessité d’offrir des conditions permettant aux parties de remplir leurs obligations. Réaffirmant sa ‘volonté d’agir dans le dialogue, le professionnalisme et la rigueur », le CEP promet des élections inclusives et transparentes. Cependant, les conséquences de ce long report restent lourdes. Le pays devra patienter encore plusieurs mois sans dirigeants élus, prolongeant une transition politique déjà interminable qui alimente la défiance populaire.

Cette situation est également éprouvante pour les candidats, qui risquent un épuisement financier sévère. Une campagne étalée sur une si longue période exige des moyens colossaux en logistique, en sécurité et en communication. Cela menace l’équité du scrutin et favorise dangereusement les candidats les mieux nantis.

Sur le plan politique, la tension monte dangereusement. La date symbolique du 7 février 2027 pourrait cristalliser la colère. Le Premier ministre, qui n’a pas pu tenir la date du 13 décembre 2026 préalablement fixée pour le premier tour, doit s’attendre à de vifs appels à son départ de la part de l’opposition et de la population.

Bien que le communiqué du CEP se veuille rassurant, il met en lumière l’urgence d’agir. Pour que ce calendrier soit respecté, les autorités devront garantir le financement et la sécurité du processus. À défaut, Haïti risque de s’enliser un peu plus dans une crise politique sans fin.

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