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Haïti-« Lanmò San Jou » demande le dialogue : L’ONU refuse net de négocier avec les seigneurs de la guerre

Pas de dialogue avec les criminels. Les Nations unies ont opposé une fin de non-recevoir absolue à la demande de médiation formulée par Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », le chef du redoutable gang « 400 Mawozo ». Ce dernier avait osé adresser un courrier au Secrétaire général Antonio Guterres pour solliciter l’ouverture de pourparlers à la suite du déploiement de plus de 2000 soldats salvadoriens pour retrouver de leurs frères d’armes portés disparus après avoir pris dans une embuscade à Santo 17, le mois dernier. Cette tentative d’approche a immédiatement été rejetée avec la plus grande fermeté par la communauté internationale.

Cette démarche, aussi audacieuse qu’inacceptable, illustre la volonté des caïds de se positionner en acteurs incontournables. Mais l’ONU a tenu à lever toute ambiguïté : les gangs ne sont pas des interlocuteurs valables, mais des entités terroristes qui doivent être neutralisées. S’asseoir à la table des négociations avec eux équivaudrait à légitimer leurs crimes et à trahir les milliers de victimes haïtiennes.

L’ampleur des atrocités commises par le « 400 Mawozo » et ses alliés justifie ce refus catégorique. Sous la coupe de « Lanmò San Jou », ce groupe a semé la désolation dans la région de Croix-des-Bouquets et de la Plaine du Cul-de-Sac. Leur spécialité macabre ? Le kidnapping de masse. L’enlèvement des 17 missionnaires en 2021 n’est que la partie émergée d’un iceberg de terreur qui engloutit quotidiennement des citoyens ordinaires.

Au-delà des rapts, ces bandes armées massacrent, violent, incendient des quartiers et pillent l’économie nationale. En instaurant des barrages illégaux et des rackets sur les routes, elles asphyxient le pays. Les gangs ont fait de la population haïtienne leur otage, provoquant des déplacements massifs de civils et une crise humanitaire sans précédent.

La position onusienne est donc un signal fort envoyé aux groupes armés. Elle rappelle que seule la force et la justice permettront de rétablir l’autorité de l’État.

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