Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a eu son premier entretien téléphonique avec le président salvadorien, Nayib Bukele, consacré au déploiement des soldats salvadoriens en Haïti et aux recherches visant à retrouver quatre militaires salvadoriens portés disparus depuis le 18 octobre 2026. Selon les informations disponibles, plus de 2 000 soldats salvadoriens sont déjà présents sur le territoire haïtien.
D’après un communiqué de la Primature, des équipes techniques et opérationnelles des deux pays assurent la coordination avant ce premier échange direct entre les deux chefs de l’exécutif. Les deux ministres des Affaires étrangères s’étaient déjà entretenus de la situation, notamment après la disparition des quatre militaires salvadoriens le 18 octobre. La conversation entre Alix Didier Fils-Aimé et Nayib Bukele a mis l’accent sur l’importance de la coordination entre Port-au-Prince et San Salvador, alors que les opérations de recherche se poursuivent.
Cet entretien intervient dans un contexte particulièrement sensible. La présence de plus de 2 000 militaires salvadoriens en Haïti constitue un élément important de la coopération sécuritaire entre les deux pays. La disparition de quatre d’entre eux, le 18 octobre, a toutefois suscité des inquiétudes et renforcé la nécessité d’une meilleure circulation de l’information entre les autorités haïtiennes et salvadoriennes. Les recherches en cours mobilisent des moyens techniques et opérationnels, et les deux gouvernements semblent vouloir afficher leur volonté de travailler ensemble pour retrouver les militaires disparus.
Pour les autorités haïtiennes, cet échange permet de réaffirmer le cadre de la coopération avec le Salvador et de préciser les responsabilités de chaque partie dans les opérations en cours. Pour San Salvador, il s’agit de suivre de près la situation de ses soldats et de garantir leur sécurité autant que possible. La communication entre les deux capitales apparaît donc comme un élément central pour éviter les malentendus et assurer la continuité des opérations.
Au-delà de la question des militaires disparus, cette conversation illustre l’importance croissante de la coopération internationale dans la gestion de la crise haïtienne. Elle montre aussi que le déploiement étranger suscite des attentes, mais également des interrogations. Les prochains jours seront déterminants pour les recherches et pour la coordination entre Haïti et le Salvador. Les autorités devront fournir des informations claires sur l’évolution de la situation et sur les mesures prises pour retrouver les quatre militaires qui selon des sources généralement bien informées auraient déjà été tués et décapités.

