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Lucidité

Invectives, dénonciations, accusations, élucubrations font le contenu de ce que l’on nous propose aujourd’hui. Situations décrites par l’intelligence artificielle, discours vides, débats houleux, déclarations inutiles ou tardives, silences douteux… Une fois de plus, le pays est pris en otage par des incapables et son avenir est convoité par des imposteurs…

Le service courrier entre le chef de gangs et les Nations unies est exceptionnel, même quand le messager reste inconnu… Par contre, les tournures de phrases, l’orthographe, le contenu de la lettre ne peuvent être que du cru d’un homme ou d’une femme de métier… Nous espérons que maître Caleb est bien traité…

Les affirmations s’affrontent, les certitudes s’interrogent, et l’arrogance des prestataires est la plupart du temps un aveu de crétinisme inconsciemment assumé… Si seulement ils pouvaient comprendre que changer d’attitude leur vaudrait de prendre de l’altitude…

C’est vrai aussi que d’altitude, ils n’en veulent pas puisque, déjà au niveau de la mer, ils ont le vertige et le font savoir à coups de sirène quand, flanqués d’une escorte d’abrutis, ils défilent dans nos rues…

Je reste honteux que ce soient d’autres qui viennent régler le problème à notre place, mais, n’ayant pas ce niveau d’hypocrisie, je reconnais n’en être pas moins heureux qu’ils le règlent… Mais après ?

Oui, après… C’est cet après qui m’inquiète… Il est évident que le Salvador hébergera, contre loyer, les assassins et leurs complices, heureusement d’ailleurs, d’autant que notre système carcéral est incapable de contenir les évasions en cascade… Ces loyers justifieront une nouvelle taxe :
« P.A.E.A. »
Pension assassins et acolytes… Je ne fais que prévoir, ne m’en tenez pas rigueur.

Mon inquiétude concerne ces enfants qui arpentent nos rues et tous les autres qui, privés d’espoir, sont un vivier de banditisme… Ne devrions-nous pas tout de suite construire l’espoir ? À coups de messages, d’investissements pour l’éducation, de campagnes de valorisation de la réussite de nos athlètes, étudiants et professionnels d’ici et de la diaspora. Ce travail, aucun autre pays ne le fera à notre place.

Je sais qu’il est difficile de construire l’après alors que nous avons collectivement ignoré l’avant et honteusement négocié le présent… Je veux quand même y croire, convaincu qu’il y a encore chez nous des hommes et des femmes capables et déterminés à construire au bénéfice de tous.

Les candidatures aux prochaines compétitions électorales reflètent notre pauvreté mentale. Les choix se feront contre ou en considérant le moins pire… Pourtant, ne serait-ce pas l’occasion idéale pour débattre de la question sécuritaire ?

Attendre que l’administration Fils-Aimé résolve le problème pour monter un discours de campagne sur les reproches qui lui seront adressés ne me semble pas être fair-play. Proposer des solutions aujourd’hui pour le conjoncturel et l’avenir serait un indicateur de compétences avérées et une incitation à des choix cohérents…

À moins que la clameur publique remette la décision au président/sauveur Bukele ? Jean-Jacques Dessalines doit pleurer outre-tombe, rien qu’à l’idée qu’une fois de plus, le 18 novembre sera commémoré en présence de bottes étrangères sur notre sol…

Patriotiquement,
Ashley Laraque
Ce 4 novembre 2026

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