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Présidentielle haïtienne-Primaire de EDE : Joseph Harold Pierre dézingue Claude Joseph et le Bureau politique national du parti

La tension monte au sein du parti les Engagés pour le Développement (EDE). Le politologue Joseph Harold Pierre a fermement dénoncé la régularité de la procédure ayant abouti à la désignation de l’ex-Premier ministre Claude Joseph comme candidat à la présidence du parti, lors d’une réunion du Bureau Politique National (BPN) tenue le 17 septembre dernier.

Joseph Harold Pierre, qui brigue l’investiture officielle de EDE en vue de la prochaine élection présidentielle, a fustigé « une désignation par acclamation, en lieu et place du vote secret prévu par les statuts ».

L’article 19 des statuts du parti est clair : l’élection primaire doit se tenir par vote. Or, selon M. Pierre, la réunion du 17 septembre n’a donné lieu à aucun scrutin. La désignation s’est faite par acclamation, une méthode jugée contraire à l’esprit démocratique que le parti revendique.

Dans une note rendue publique, l’économiste et politologue confirme avoir saisi le Secrétaire Général du parti pour exiger la poursuite du processus électoral dans le strict respect des textes. Il rappelle que c’est à la Commission Nationale des Investitures (CNI) qu’il revient, conformément aux statuts, d’organiser les primaires chaque fois que de besoin.

Joseph Harold Pierre tient toutefois à apaiser les esprits. Le candidat salue le soutien de ses partisans, mais reconnaît aussi le droit de ceux qui critiquent sa candidature. « Le respect de l’opinion de l’autre est un élément fondamental de la démocratie », insiste-t-il, appelant ses sympathisants à garder leur calme en attendant que la CNI communique officiellement la date des élections.

M. Pierre affirme par ailleurs qu’il acceptera les résultats, quels qu’ils soient. Une posture qu’il présente comme la marque d’un engagement sincère en faveur de la démocratie, tant au sein du parti qu’à l’échelle nationale.

 « Je me suis engagé en politique parce que je crois de toutes mes forces que la réalité d’Haïti ne peut pas rester telle qu’elle est », écrit-il, faisant de la vérité et de la transparence les deux piliers de toute construction démocratique.

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