Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et le Fonds d’assistance économique et sociale (FAES) ont scellé, le mardi 18 août 2026, un protocole d’accord majeur en faveur des familles les plus démunies. Cette convention, signée à l’Inspection générale du MENFP, à Musseau, prévoit une enveloppe globale de 2,5 milliards de gourdes destinée à soutenir 140 000 parents à l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027.
L’objectif affiché est clair : alléger le fardeau financier qui pèse sur les ménages vulnérables au moment des inscriptions et des achats de fournitures. Chaque parent bénéficiaire recevra 15 000 gourdes, transférées directement par paiement mobile via les plateformes Natcash et MonCash, garantissant ainsi rapidité et traçabilité des fonds.
Pour concrétiser cette initiative, le MENFP et le FAES ont défini un partage précis des responsabilités. Le ministère, par l’intermédiaire de sa Direction de la planification et de la coopération externe (DPCE), de l’Unité des systèmes d’information (USI) et de l’Unité de coordination des directions départementales d’éducation (UCDDE), se chargera d’identifier les parents et enfants éligibles. La sélection s’appuiera sur la plateforme du Système d’information et de gestion de l’éducation (SIGE), afin d’assurer une ciblage rigoureux. Les enfants concernés sont ceux fréquentant les écoles nationales, communautaires, communales ou presbytérales. La liste des bénéficiaires devra être transmise au FAES dès jeudi prochain.
De son côté, le FAES, sous la direction de son directeur général Kesner Romilus, prendra le relais sur le volet opérationnel des transferts. Il veillera à ce que l’aide parvienne effectivement aux publics ciblés et mettra en place des mécanismes de suivi post-transfert pour s’assurer de la bonne destination des fonds. M. Romilus a souligné que cette démarche vise avant tout à favoriser le maintien des enfants dans le système éducatif et à freiner les abandons scolaires liés à la précarité.
Le ministre de l’Éducation, Vijonet Déméro, a tenu à rassurer sur la coordination et la transparence du dispositif, promettant une distribution « ordonnée, structurée et harmonisée ». Il a également annoncé que d’autres formes de soutien viendront compléter cette aide financière, notamment la distribution d’uniformes et de kits scolaires, grâce à l’appui de partenaires comme l’UNICEF et la Banque mondiale. Toutes ces actions seront rigoureusement coordonnées pour éviter tout doublon et optimiser l’impact auprès des familles.
Ce protocole s’inscrit dans le cadre plus large du Programme d’urgence multisectoriel pour l’apaisement et la réinsertion des groupes vulnérables. Il témoigne d’une volonté interinstitutionnelle de répondre aux urgences sociales tout en renforçant la résilience des ménages face aux défis économiques actuels.

