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Thélyson Orélien dément les accusations d’utilisation de l’intelligence artificielle pour écrire son roman

L’écrivain haïtiano-canadien Thélyson Orélien, âgé de 38 ans, a réagi aux accusations selon lesquelles il aurait utilisé l’intelligence artificielle pour rédiger son roman C’était ça ou mourir. Dans un texte transmis à l’Agence France-Presse (AFP), l’auteur rejette ces allégations, tout en reconnaissant avoir commis du plagiat dans certaines de ses publications antérieures. Cette polémique avait déjà entraîné son retrait de la course au prix littéraire Goncourt.

Thélyson Orélien a donc choisi de présenter sa version des faits concernant la controverse entourant son roman. Dans un document intitulé « Ce roman que j’ai écrit », l’écrivain affirme être l’auteur de l’intégralité du livre, sans aucune intervention de l’intelligence artificielle dans la rédaction des phrases. Cette réaction fait suite à la mise en doute de l’authenticité de l’œuvre par l’essayiste Samuel Fitoussi, sur la base des résultats d’une analyse réalisée par le logiciel Pangram. Bien qu’il reconnaisse avoir utilisé certains outils technologiques pour ses recherches, Orélien soutient qu’aucune machine n’a écrit le roman à sa place.

Le livre C’était ça ou mourir raconte l’histoire de Jonas Dorléon, un professeur d’histoire et de géographie contraint de quitter Haïti en raison de la violence qui ravage Port-au-Prince. Dans ce roman, le personnage principal entreprend un voyage difficile à travers plusieurs continents avant d’arriver au Canada. À travers cette histoire, l’auteur met l’accent sur la souffrance des personnes qui quittent leur pays, les difficultés rencontrées par les migrants et les conséquences de la séparation d’avec leur terre natale.

Pour expliquer l’origine de son travail, Thélyson Orélien indique que le roman découle de son expérience personnelle ainsi que de la souffrance d’autres migrants qu’il connaît. L’écrivain, qui vit au Québec depuis 2010 après avoir quitté Haïti, explique avoir commencé à écrire le livre à l’automne 2017. Selon lui, la première version du manuscrit était terminée dès 2019.

Alors que le débat sur l’utilisation de l’intelligence artificielle se poursuit, une enquête du journal canadien La Presse apporte d’autres informations sur le passé littéraire de Thélyson Orélien. Selon les résultats de cette enquête, plusieurs poèmes et articles de l’écrivain publiés durant les années 2010 contenaient des textes d’autres personnes copiés sans que les auteurs originaux soient crédités. Ces révélations s’ajoutent aux questions déjà posées sur la crédibilité de l’écrivain, après le scandale qui lui a fait perdre sa place dans la course au prix Goncourt.

Dans son texte à l’AFP, Thélyson Orélien reconnaît avoir commis de graves erreurs au début de sa carrière. Il explique qu’à cette époque, il avait un peu plus de 20 ans et qu’il était pressé d’entrer dans le monde littéraire sans bien comprendre tous les principes qui doivent guider le travail d’un écrivain.

Malgré sa reconnaissance de responsabilité dans les anciens cas de plagiat, Thélyson Orélien continue de rejeter toutes les accusations selon lesquelles l’intelligence artificielle aurait participé à l’écriture de C’était ça ou mourir. Cette situation place l’écrivain haïtiano-canadien devant un défi important pour défendre sa réputation dans le milieu littéraire. Alors que les questions sur l’authenticité du roman n’ont pas encore trouvé de réponse mettant fin à la polémique, l’auteur maintient sa position : le livre est le fruit de son propre travail, de son expérience et de plusieurs années passées à l’écrire.

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