L’ancien député Garry Bodeau, candidat à la présidence haïtienne et visé par des sanctions internationales, a déposé jeudi son dossier au Bureau électoral départemental (BED) de l’Ouest 1. Il était entouré de plusieurs postulants au Sénat et à la Chambre des députés, également engagés sous les couleurs de la plateforme Rekonsilye.
À cette occasion, Garry Bodeau a présenté les trois axes principaux de son projet : la sécurité, l’emploi et la décentralisation. Il a placé la sécurité en tête de ses priorités, alors que les violences armées continuent de perturber la vie quotidienne, de freiner les activités économiques et de restreindre les déplacements dans plusieurs zones du pays. Selon lui, le rétablissement de la sécurité constitue une condition préalable à toute relance durable.
Le deuxième axe concerne la création d’emplois. L’ancien parlementaire entend en faire un levier central face au chômage et à la précarité économique qui touchent de nombreux Haïtiens. Il n’a toutefois pas encore détaillé les mécanismes qu’il compte mettre en place pour stimuler l’embauche et soutenir les activités génératrices de revenus.
La décentralisation constitue le troisième volet de son programme. Garry Bodeau souhaite donner davantage de place aux régions dans le développement national. Plusieurs communautés éloignées de la capitale rencontrent des difficultés d’accès aux services publics, aux investissements et aux opportunités économiques. Le candidat n’a pas encore précisé les mesures concrètes prévues pour traduire cette orientation dans les faits.
Sur le plan politique, il estime que la transition se prolonge trop longtemps. Il a annoncé une réunion avec son équipe afin d’examiner le nouveau calendrier électoral proposé par le Conseil électoral provisoire (CEP). À l’issue de cette concertation, la plateforme Rekonsilye devrait arrêter sa position sur les échéances annoncées.
Les priorités de Garry Bodeau portent donc sur la sécurité, l’emploi et le développement des régions. Plusieurs éléments de son programme restent cependant à préciser, notamment les mesures concrètes, les sources de financement et le calendrier d’exécution. Les électeurs seront ainsi attentifs à la manière dont ces engagements seront traduits en actions.









