
Le président américain Donald Trump a suscité une vive réaction iranienne après avoir évoqué, vendredi, la possibilité de considérer le détroit d’Ormuz comme un « territoire des États-Unis » à l’issue d’une éventuelle victoire américaine dans le conflit avec l’Iran.
Lors d’un meeting à Garden City, près de New York, Donald Trump a déclaré qu’il pourrait prochainement faire du détroit stratégique un territoire américain, une affirmation prononcée sur un ton semblant relever de la plaisanterie.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, lui a répondu sur X, affirmant que le détroit « a été iranien, est iranien et restera iranien ». Il a également accusé Washington de refuser de reconnaître sa défaite et a indiqué que l’Iran maintiendrait le blocus du passage maritime.
Le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le transport mondial de pétrole, demeure au cœur des tensions entre les deux pays. Sa fermeture contribue notamment à la hausse des prix de l’énergie aux États-Unis, où le prix de l’essence aurait progressé de plus de 35 % par rapport à son niveau d’avant-guerre.
Sur le plan militaire, les États-Unis ont déplacé leur centre logistique vers Diego Garcia, dans l’océan Indien, après des frappes iraniennes visant des bases américaines dans le Golfe. Selon le New York Times, cette réorganisation aurait provoqué des difficultés d’approvisionnement pour la flotte américaine, tandis que des tensions ont été signalées parmi les marins du porte-avions USS Abraham Lincoln, déployé en mer depuis plus de neuf (9) mois.
Malgré les appels à la désescalade, les négociations de paix restent dans l’impasse et aucune reprise rapide du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ne semble se dessiner.
En Haïti, le maintien du blocus du détroit d’Ormuz pourrait également avoir des répercussions sur les prix des produits pétroliers. Une prolongation des perturbations sur le marché mondial pourrait accentuer la pression sur les coûts d’approvisionnement et relancer les spéculations sur un éventuel réajustement des prix à la pompe dans les prochaines semaines.









