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Gros-Morne : une nouvelle attaque attribuée à « Kokorat San Ras » fait plusieurs morts

La commune de Gros-Morne a une nouvelle fois été frappée par la violence des groupes armés. Plusieurs habitants ont été tués le lundi 28 septembre 2026 dans une attaque attribuée au gang « Kokorat San Ras », dans un contexte marqué par une récente intervention des forces de sécurité dans la zone.
Selon plusieurs sources locales, l’attaque s’est produite après le passage d’éléments de la Force de répression des gangs (FRG). Le bilan provisoire varie selon les sources, mais fait état d’au moins une dizaine de morts, certaines estimations évoquant jusqu’à douze victimes.

Des informations rapportées depuis la commune indiquent que les hommes armés auraient lancé leur offensive après le départ des forces de sécurité.
Des habitants ont été pris pour cible dans plusieurs localités, provoquant un mouvement de panique au sein de la population. Des maisons auraient également été incendiées au cours de l’attaque, selon des témoignages rapportés par la presse.

Face à la répétition des attaques, des habitants de Gros-Morne demandent un renforcement du dispositif de sécurité dans la commune. Ils réclament notamment une présence plus régulière des unités spécialisées de la Police nationale d’Haïti ainsi que le maintien de véhicules blindés dans les secteurs exposés.

La population exprime également des inquiétudes concernant la capacité des autorités à assurer une protection permanente des civils après les opérations ponctuelles des forces de sécurité.
La récente attaque intervient alors que Gros-Morne est depuis plusieurs mois confrontée à une multiplication des actes de violence attribués à « Kokorat San Ras ». Un rapport du RNDDH publié en 2025 avait déjà documenté plusieurs attaques meurtrières dans la commune et identifié Ti Bwadòm comme l’un des principaux fiefs du groupe armé.

La situation sécuritaire dans la région s’est également illustrée récemment par des enlèvements. Le 7 septembre 2026, Stéphanie Paultre, directrice générale de l’ONAPÉ, Me Caleb Jean-Baptiste et d’autres personnes avaient été enlevés alors qu’ils se déplaçaient dans la région. Ils avaient ensuite été conduits vers Pendu, selon les informations rapportées à l’époque.

Ces nouveaux événements renforcent les préoccupations concernant la sécurité des habitants de Gros-Morne et des personnes qui empruntent les axes reliant les différentes communes de l’Artibonite.

Alors que les opérations contre les groupes armés se poursuivent, la population attend désormais des mesures permettant de maintenir durablement la sécurité sur le terrain et d’éviter que le départ des forces engagées dans une opération ne soit suivi d’une nouvelle offensive contre les civils.

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