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Guatemala : un deuxième contingent de police militaire envoyé en Haïti au lendemain de la disparition de soldats salvadoriens

Le Guatemala a scellé, ce 19 octobre 2026, le départ d’un deuxième contingent de police militaire destiné à la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti. Cette annonce intervient au lendemain de la disparition de quatre militaires salvadoriens, attaqués alors qu’ils retournaient à leur camp à bord d’un véhicule blindé, un événement qui rappelle la dangerosité du terrain haïtien et les risques auxquels sont exposés les personnels déployés.

La cérémonie officielle de départ, était présidée par le général de division Henry David Sáenz Ramos, ministre de la Défense nationale du Guatemala, s’est tenue sur la piste militaire de la Force aérienne guatémaltèque. L’attaché militaire de défense des États-Unis accrédité dans le pays y a également participé, signe de l’attention portée par Washington à cette mission et à la coopération régionale en matière de sécurité.

Autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies en septembre 2025, la FRG a pour mission de soutenir les efforts de lutte contre les gangs armés en Haïti, en appui aux forces de sécurité nationales. Son effectif autorisé peut atteindre 5 500 militaires et policiers, avec un soutien civil de 50 personnes. Toutefois, son déploiement se heurte à des difficultés d’effectifs, de logistique et de sécurité qui limitent sa capacité opérationnelle. Le départ de ce deuxième contingent guatémaltèque intervient donc dans un contexte particulièrement tendu, alors que la force n’est toujours pas au complet et que les attaques contre les soldats étrangers se multiplient.

Les autorités guatémaltèques n’ont pas précisé l’effectif exact de ce nouveau contingent ni la durée de sa mission. Elles ont toutefois réaffirmé leur engagement aux côtés de la communauté internationale pour aider Haïti à restaurer la sécurité. Cette décision illustre la volonté de plusieurs pays de la région de maintenir leur soutien à la FRG, malgré les risques et les critiques sur son efficacité. Pour les observateurs, l’envoi de renforts est d’autant plus important que la disparition des soldats salvadoriens à Santo 17 a mis en lumière la vulnérabilité des forces engagées et la nécessité d’améliorer la coordination, le renseignement et la protection des troupes sur le terrain.

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