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Insécurité à Port-au-Prince : un journaliste de Métropole enlevé à Delmas, l’État haïtien dépassé

Le journaliste Wesly Renaud Jean, de Radio Télé Métropole, a été arraché à sa liberté à Delmas 31, le dimche 6 septembre 2026, alors qu’il circulait à bord de son véhicule. Selon des sources proches et plusieurs médias locaux, des individus armés liés à la coalition criminelle « Viv Ansanm » sont les auteurs présumés de ce rapt. Ce nouveau drame plonge une fois de plus la profession journalistique dans l’effroi, moins de six mois après l’assassinat de deux confrères.

L’enlèvement de Wesly Renaud Jean n’est malheureusement pas un cas isolé. La zone de Delmas, véritable épicentre du kidnapping en Haïti, a enregistré une dizaine de cas ces derniers jours seulement. Les gangs y opèrent en toute impunité, transformant ce quartier de Port-au-Prince en un piège mortel pour les citoyens qui osent s’y aventurer.

Sur le plan sécuritaire, le constat est accablant pour les autorités. Nommé à la tête de la Police nationale d’Haïti (PNH) il y a plus d’un an pour juguler l’insécurité, André Jonas Vladimir Paraison n’a pas inversé la tendance. Bien au contraire, les actes criminels se multiplient, les massacres de gangs font rage et même des policiers continuent de tomber sous les balles des assaillants. Malgré les rumeurs persistantes sur son possible remplacement, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui dirige le pays seul avec le Conseil des ministres depuis février 2026, n’a pris aucune décision à ce jour.

Par ailleurs, le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), censée offrir une réponse plus musclée que la MMAS, est dans l’impasse. Prévue initialement pour le mois d’octobre, son opérationnalisation complète est compromise, laissant les bandits maîtres du terrain. Dans ce contexte sécuritaire désastreux, le processus électoral en cours relève pratiquement de l’utopie, aucun candidat ne pouvant parcourir le pays sans risquer sa vie. Haïti s’enfonce un peu plus dans le chaos, tandis que la coalition « Viv Ansanm » dicte sa loi et que la population vit dans une terreur quotidienne.

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