Entre le 4 et le 9 juillet 2026, au moins 61 personnes, dont 14 enfants, ont été tuées dans une vague d’attaques perpétrées par des gangs armés à Kenscoff et Pétion-Ville, dans le département de l’Ouest. Selon un rapport des Nations unies, ces violences ont également contraint plus de 5 840 habitants à fuir leurs domiciles, abandonnant derrière eux leurs biens et leurs activités économiques.
Ces nouveaux massacres illustrent une fois de plus l’incapacité du gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à endiguer la spirale de violence qui ravage la région métropolitaine de Port-au-Prince. Malgré les promesses répétées et les discours sécuritaires, les gangs armés continuent d’étendre leur emprise vers des zones jusqu’alors épargnées, semant la terreur et le chaos.
Les dégâts matériels sont considérables : des habitations ont été incendiées ou pillées, et des infrastructures de télécommunications ont été endommagées, compliquant l’accès des populations aux services essentiels. Dans les zones touchées, des milliers de familles vivent dans des conditions précaires, sans abri adapté, confrontées à une insécurité alimentaire grandissante. Les déplacements massifs aggravent une crise humanitaire déjà alarmante, tandis que les appels à l’aide restent largement sans réponse.
Face à cette situation, les autorités locales réclament un renforcement urgent des mesures de sécurité et une assistance immédiate pour les personnes déplacées. Pourtant, force est de constater que la Force Multinationale de Sécurité, déployée pour épauler la Police nationale, n’a jusqu’ici mené aucune opération d’envergure contre les gangs. Cette absence d’action concrète nourrit le sentiment d’abandon au sein des populations vulnérables.
Alors que les gangs armés gagnent du terrain et que le bilan humain ne cesse de s’alourdir, le gouvernement semble dépourvu de stratégie efficace pour protéger les civils et reprendre le contrôle des zones affectées.









