Le maire de Kenscoff, Massillon Jean, est décédé ce vendredi 9 octobre 2026, peu avant 18 h (heure locale), des suites d’un malaise respiratoire. La nouvelle a été confirmée par le maire assesseur, Jean Max Duvivier.
D’après les informations rapportées par des médias locaux, Massillon Jean aurait été confronté à d’énormes difficultés pour obtenir une ambulance afin d’être conduit à l’hôpital. Les premières indications font état d’un décès survenu à son domicile, avant même qu’il ait pu bénéficier de soins appropriés. Certaines sources évoquent un possible accident vasculaire cérébral, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait été apportée à ce stade.
Massillon Jean exerçait les fonctions d’agent exécutif intérimaire de Kenscoff depuis juillet 2020. Il avait été nommé sous l’administration de l’ancien président Jovenel Moïse, à la fin du mandat des maires élus. Durant son mandat, il s’est notamment illustré par ses prises de position publiques sur la situation sécuritaire de sa commune. Il a soutenu les efforts de la Police nationale d’Haïti (PNH) face aux incursions des groupes armés, saluant les avancées des forces de l’ordre dans la reprise de plusieurs zones stratégiques.
Le décès de Massillon Jean survient dans un contexte particulièrement difficile pour Kenscoff sur les plans sécuritaire et humanitaire. Depuis janvier 2025, la commune fait face à une dégradation continue de la situation sécuritaire. Dans la nuit du 23 au 24 août 2026, une attaque d’envergure visant un camp de personnes déplacées et une église a fait au moins 47 morts, dont 22 personnes exécutées dans une église où elles avaient cherché refuge, selon les données des Nations unies. Plus de 4 200 personnes ont été déplacées à la suite de ces violences, venant s’ajouter aux milliers d’autres déjà forcées de fuir leur foyer.
Les autorités locales et les forces de l’ordre continuent de faire face à d’importants défis pour protéger la population. Massillon Jean lui-même avait à plusieurs reprises lancé des appels à l’aide, réclamant l’appui des Forces armées d’Haïti et une consolidation des territoires repris par la police pour empêcher les groupes armés de reprendre pied dans les zones libérées.









